Répondre à : Villes et énergies renouvelables (SEL 23 et 30 avril 2020)

#14445
Modérateur IFDD
Modérateur

QUESTIONS ET RÉPONSES ADDITIONNELLES SPÉCIFIQUES À ENERGIES2050 (nous rappelons que seules les questions non traitées en direct sont incluses ici; nous ne répétons pas ce qui a été discuté pendant la période de discussion)

Pour la mise en place des stratégies territoriales présentées par ENERGIES2050, quelle est l’échelle la plus appropriée entre les communes spécifiques ou bien les regroupements/associations de collectivités?
Stéphane : Les échelons à prendre en compte dépendent clairement du cadre national. Chaque territoire de compétence peut ainsi mettre en place une stratégie climat-énergie-air-…
Les points de suspension témoignent de la nature du mandat qui sera opérationnel et des thématiques de compétences.
Certains pays comme la France Régions/Métropoles/Villes… chaque niveau a des obligations règlementaires de mettre en place des stratégies territoriales.
On pourrait citer le Maroc, la Tunisie….
La pratique que nous avons sur les projets d’ENERGIES 2050 est que la capacité de mise en œuvre dépend ensuite très clairement d’un dialogue Gouvernement national-Gouvernements local. Le mandat et les délégations de compétences adossés aux moyens financiers et techniques permettront de traduire la feuille de route en engagements concrets et mesurables.

Quel mariage est-il possible entre les outils traditionnels de développement local (plans locaux de développement) et les plans climats/énergies pour éviter que les acteurs locaux avec des services pas très spécialisés ne soient noyés par plusieurs outils spécifiques?
Stéphane : La synergie est fondamentale. Le changement de paradigme dont nous avons parlé ne doit pas empiler des approches mais doit les consolider. Pour ENERGIES 2050, l’angle climat (adaptation et atténuation) est la porte d’entrée. Idéalement avec une forte consistance avec les CDN et autres dynamiques nationales (Plan de développement, Plan émergent…).
Les outils et approches spécialisées doit s’intégrer dans cette approche systémique. Le reporting doit ensuite être consolidé dans un cadre consistant pour éviter les doublons, le double comptage et autre complexité.
La force des territoires doit être de pouvoir territorialiser les engagements et dynamiques nationales dans un cadre similaire.

Où trouver plus de détails sur les activités réalisés dans les villes citées par ENERGIES2050?
Stéphane : La bibliographie est très dense et malheureusement très éclatée… on citera les portails classiques ONU Habitat, CGLU Afrique, Convention des Maires (mondiale, européenne, Afrique sub-saharienne, Moyen orient), CDP, ICLEI, Comité des Régions, C40… la liste est très longue.
A cela s’ajoute les « approches thématiques » qui elles-mêmes comportent des plateformes spécialisées Transport, Déchet…..

Sur quel(s) principe(s) formationnel et fondamental Foumban et Banganté sont classées comme villes 100% renouvelable (diapos de ENERGIES2050)?
Stéphane : Chaque cadre de reporting prend en compte des indicateurs spécifiques… cela complexifie l’analyse et ENERGIES 2050 plaide pour cette approche systémique nationale-territoires pour justement éviter une foule de problématiques. Ici, il s’agit d’analyse sur l’utilisation principalement d’énergies renouvelables électriques (étude CDP) sachant que l’énergie vient alors du réseau national…
Cette question est centrale car à terme il faudra / faudrait différencier l’énergie générée par la ville et celle importée/exportée pour avoir une vrai lecture de l’empreinte de la ville.
Pour ceux qui travaillent sur les données on retrouve cette composante dans les scope de mesures à prendre en compte.

Pouvez-vous fournir plus d’information sur les meilleures sources de financement provenant de la finance-climat pour les ER dans les villes? Existe-t-il des guichets pour le financement, au-delà de la finance-climat?
Stéphane : Question très générique… qui demande beaucoup plus de place que quelques lignes…. Financement national, financement dans la cadre de la coopération décentralisée, dans le cadre de projets (bailleurs internationaux, appels d’offres…), mixité de financement public-privé, obligations vertes….
Il existe des guichets nationaux souvent sectoriels : agriculture, habitat…
Des modules de formation spécifiques et des options d’accompagnements existent…
La finance climat est elle aussi multiforme… adaptation, atténuation… avec ou sans conditionnalité… avec actuellement un lien direct avec l’échelon national.