Répondre à : Modélisation pour la planification énergétique (SEL 14 et 21 mai 2020)

#14621
Modérateur IFDD
Modérateur

QUESTIONS ET RÉPONSES ADDITIONNELLES SUR LES MODÈLES UTILISÉS PAR LA STEG, EN TUNISIE.
Les réponses sont apportées par Emna Bali, de la STEG.
Seules les questions non traitées en direct sont incluses ici; nous ne répétons pas ce qui a été discuté pendant la période de discussion avec les experts.

Q : Quels seraient des modèles pertinents pour la planification des réseaux électriques centralisés? Et des réseaux électriques décentralisés?
R : A la STEG, nous utilisons WASP pour la planification de la production électrique (centralisée) et PSSE pour la planification du réseau et nous menons des études spécifiques avec le Modèle MESSAGE (décentralisé)

Q : Vous avez mentionné Osemosys. Est-ce que vous l’utilisez? Forces et faiblesses?
R : Comme déjà présenté, nous assurons l’encadrement des étudiants chercheurs pour mener des études sur le modèle Osemosys et ce ceci dans le cadre d’un projet d’assistance technique avec la GIZ. Il est à signaler que certaines incohérences ont été identifiées concernant la modélisation des technologies.

Q : Est-ce que la planification à long terme doit être revue régulièrement? À quelle fréquence?
R : L’actualisation des exercices de planification est une exigence pour encadrer au mieux l’avenir. En outre, les mises à jour faites concernant notamment la demande en électricité, les prix des énergies primaires et les coûts d’investissement des technologies entrainent l’actualisation des études de planification. A la STEG, nous actualisons à deux reprises (par année) le programme à long terme pour avoir l’impact de certaines orientations stratégiques

Q : Est-ce vous comparez une prévision qui est faite par rapport à la réalité, par exemple en 2015, vous faites une prévision sur un indicateur avec un modèle donné et en 2020, vous comparez la réalité (mesure) par rapport à la prévision? Et dans ce cas quels sont les écarts ?
R : Concernant La comparaison des prévisions avec les valeurs réelles, nous constatons un écart de 10%-15% en consommation en gaz naturel et ceci est dû aux (1) contraintes techniques du réseau qui ne sont pas prises en compte dans planification production et (2) limites du modèle WASP, en effet il ne tient pas compte de la dégradation des performances techniques des unités en fonction de la température ainsi les coûts de démarrage.

Q : Comment une entreprise comme la STEG fait-elle pour choisir entre un modèle ou un autre?
R : Les assistances techniques avec certains bailleurs de fond ou institution de coopération, les conversions de coopération avec des opérateurs de système (RTE) et les études régionales (Med-TSO) permettent à la STEG la prise de connaissance de nouveaux modèles utilisés intégrant la modélisation adéquate des sources d’énergie renouvelables. Sur la base de la modélisation adoptée des données (demande, technologie,) et les résultats, les responsables en planification, en tant que d’experts, peuvent juger si le modèle répond aux besoins
Dans le but d’acquérir un nouveau modèle de planification production, la STEG a établi des termes de référence sur la base des questionnaires adressés aux fournisseurs de modèle et sur le guide des outils de planification du système électrique dédié à la région du Maghreb (assistance technique de la Banque Mondiale).