Répondre à : Économie circulaire: agriculture, pertes et gaspillage (SEL 7 oct 2020)

#17027
Nicolas Biron
Modérateur

Voici d’autres QUESTIONS ET RÉPONSES ADDITIONNELLES sur le séminaire en ligne «Économie circulaire: agriculture, pertes et gaspillage alimentaires», apportées par les intervenants.

Questions et réponses de Mme Andugar Miñarro:

Quelles sont les outils et méthodes développés pour la quantification de la perte et gaspillage alimentaire ?

La CCE a développé une série d’outils accessibles au public sur le site web de l’organisation (http://www3.cec.org/flwm/fr/ ), par exemple :
• Guide Pratique
• Rapport Technique
• Caractérisation et gestion de la PDA en Amérique du Nord – Livre Blanc
• Caractérisation et gestion de la PDA – Rapport de base (en anglais)

Concernant les opportunités d’affaires, en quoi consistent les banques alimentaires?

Les banques alimentaires offrent un soutien inestimable dans les sociétés où l’accès à une alimentation digne n’est pas garanti à une partie de la population à cause de raisons différentes. En termes d’opportunité d’affaires il serait intéressant d’en contacter quelques-uns pour mieux comprendre leur fonctionnement et business case. Exemples in Québec au Canada : https://www.moissonquebec.com/ , https://www.banquesalimentaires.org/

Le projet croissance verte de la CCE peut-il être répliqué dans d’autres pays ou communautés ?

Il n’y pas un projet Croissance Verte tel quel. Il s’agit d’une approche qui a servi à la CCE a mettre certains sujets, comme la prévention et réduction de la PDA, en priorité sur l’agenda de travail et développer une série de projets. Cette stratégie est développée dans le Plan Stratégique 2015-2020.

La sensibilisation diminue souvent avec le temps. Comment faire garder aux jeunes le même enthousiasme pour la réduction des pertes et gaspillage alimentaire une fois les campagnes de sensibilisation terminées?

Il s’agit d’un travail de longue haleine effectivement, mais qui malheureusement n’est pas toujours possible de continuer si on travaille avec des contraintes comme celle d’un projet avec une vie limitée. Sinon, une campagne devrait suivre la précédente en la complémentant, en allant un pas plus loin en contenu et messages afin de les garder « vivants». Ici le rôle des institutions publiques ou semi-publiques est clé : par exemple le cas de RECYC-QUEBEC dans la province du Québec au Canada, organisation qui contribue à la discussion, formation et sensibilisation sur son web site en continu.

Questions et réponse de M. Lawani:

Y a-t-il des données sur les quantités d’aliments gaspillés dans les pays africains?

La problématique des données statistiques se posent en Afrique avec acuité et c’est pour cela que les données sur les quantités d’aliments gaspillés dans la plupart des pays africains font défaut.

En agriculture, de nos jours il y a trop de produits chimiques. Comment peut-on réduire l’utilisation des produits chimiques?

La seule voie pour réduire l’utilisation des produits chimiques est le retour aux bonnes pratiques d’agriculture ancestrale telles : l’assolement, la rotation, la jachère et surtout l’adoption de l’agro écologie en respectant la bio diversité et la fertilité des sols.

Les pertes et gaspillage dans le domaine agroalimentaire ne sont-ils pas liés à la saisonnalité des produits ou des ressources agricoles?

Oui en partie les pertes et gaspillage dans le domaine agroalimentaire sont liés à la saisonnalité. Pendant la même période, il y a pléthore de produit et les moyens de transformation et de conservation font défaut. Du coup, les produits sont déversés sur le marché au même moment. L’offre dépassant la demande, une grande quantité est pourrie et perdue.

Il est constaté, par exemple au Bénin, que les producteurs agricoles sont de la spéculation, parce que l’année dernière elles ont été rentables. ce qui amène à une grande production sans débouché et moyen de transformation à grande échelle (le cas de l’ananas et de la tomate au Bénin)

Oui c’est réel et les deux produits sus nommés sont évocateurs parce que très périssables.
Pour la saison de tomate, le prix est tombé jusqu’à 500 f cfa le panier qu’on achèterait à 10.000 f plus tard s il y avait de moyen de conservation ou de transformation