Répondre à : Gestion des énergies renouvelables variables – études de cas (SEL 15 oct 2020)

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#17910
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Voici les QUESTIONS ET RÉPONSES ADDITIONNELLES apportées par Abibou Seck, VESTAS Méditerranée.

QUESTION : Selon moi, le problème de la réserve tournante avec les ENR est que ça ne marche qu’avec les groupes de grande puissance. Est-ce le cas?
RÉPONSE A. SECK : La réserve tournante est liée à la taille des groupes et de leur impact sur la stabilité. En règle générale, les générateurs raccordés sur un réseau de transport d’électricité doivent être en mesure de fournir une réserve.

Q : Pour la réserve tournante, ce n’est pas judicieux d’intégrer les centrales qui ont un régime très variable comme l’hydro et l’éolien. Qu’en pensez-vous?
R : Dans un système électrique avec une forte pénétration d’ENR, il devient intéressant d’intégrer ces sources dans les services système. La variabilité des ENR n’est plus un frein car il est possible de prévoir leur disponibilité et de capter le maximum d’énergie disponible. Le Québec, et le Norvège sont des exemples de réussite en ce qui concerne l’hydro. On peut citer pour l’éolien le UK, le Danemark et la France.

Q : Quels sont les maxima et minima de vitesse de vent dans le site du parc d’éoliennes de Taiba Ndiaye?
R : Les minima de vitesse de vent sont inférieurs à 5m/s et les maxima sont supérieures à 25 m/s. Les extrema peuvent avoir des probabilités d’occurrence très faibles et ne donnent pas d’indication. Les moyennes de vent dans l’année sont autour de 8m/s.

Q : Quel est le taux de pénétration des énergies renouvelables dans le réseau de la SENELEC?
R : Je ne saurai pas répondre avec exactitude à cette question puisque les chiffres ne sont pas disponibles sur les rapports de la Senelec.

Q : L’éolien « off-shore » est-il plus stable (plus grande régularité des vents), et donc, ne devrait-il pas être privilégié?
R : L’éolien en mer est plus régulier avec un facteur de capacité plus intéressant. Il présente de belles perspectives mais coute deux fois plus que l’éolien terrestre qui est plus accessible et plus mature.

Q : Pour l’interconnexion des différentes productions, quelle stratégie est développée pour la synchronisation de fréquence et de tension pour la continuité de service?
R : A l’échelle de l’Afrique de l’Ouest, les États membre de la CEDEAO ont mis en place le « WAPP » qui est l’espace d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain (EEOA).
La vision du « WAPP » est d’intégrer les réseaux électriques nationaux dans un marché régional unifié de l’électricité en vue d’assurer, à moyen et long terme, un approvisionnement en énergie électrique régulier, fiable et à un coût compétitif aux populations des Etats membres de la CEDEAO.

Q : Quels sont les critères de choix des emplacements pour le stockage sur le réseau de distribution conventionnel?
R : Les critères de choix des emplacements sur le réseau de distribution dépendent des services que le stockage peut offrir et de leur valorisation économique : (levée de contraintes, amélioration de la qualité de l’électricité fournie, réduction des pertes de transport etc).