Gestion des énergies renouvelables variables – études de cas (SEL 15 oct 2020)

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    • #16026
      Modérateur IFDD
      Modérateur

      Bonjour,

      Le prochain séminaire se tient le 15 octobre 2020. Il portera sur la Gestion des énergies renouvelables variables dans les réseaux électriques à partir de deux études de cas, l’une au QUébec et l’autre au Sénégal.

      Pour vous inscrire, si ce n’est déjà fait : https://register.gotowebinar.com/register/7966439339719153166?source=Academie

      Ce forum est à votre disposition pour poser des questions ou partager vos expériences en lien avec le sujet du séminaire.

      Les diapositives et l’enregistrement seront disponibles quelques jours après le séminaire ici.

      À bientôt!

    • #16027
      Modérateur IFDD
      Modérateur

      Directement en lien avec le SEL du 15 octobre, voici la fiche PRISME sur les gestion des réseaux électriques dans un contexte de sources variables. Disponible gratuitement ici!

      https://www.ifdd.francophonie.org/publication/fiche-technique-prisme-gestion-des-reseaux-electriques-dans-un-contexte-de-sources-energetiques-variables/

      Fiche PRISME sur la gestion des réseaux électriques en contexte de sources variables

    • #16298

      Bonjour,

      Nous avons écrit un article sur l’intermittence des centrales photovoltaïques « Impact of the Intermittency of Photovoltaic Power Plants on the Frequency Management: Case of the Senegalese Electricity Grid » publié au Journal of Power and Energy Engineering (JPEE) que vous pouvez le consulter sur ce lien: https://www.scirp.org/journal/paperinformation.aspx?paperid=101925.

    • #16925
      Modérateur IFDD
      Modérateur

      Article très intéressant, merci beaucoup!

    • #17910
      Modérateur IFDD
      Modérateur

      Voici les QUESTIONS ET RÉPONSES ADDITIONNELLES apportées par Abibou Seck, VESTAS Méditerranée.

      QUESTION : Selon moi, le problème de la réserve tournante avec les ENR est que ça ne marche qu’avec les groupes de grande puissance. Est-ce le cas?
      RÉPONSE A. SECK : La réserve tournante est liée à la taille des groupes et de leur impact sur la stabilité. En règle générale, les générateurs raccordés sur un réseau de transport d’électricité doivent être en mesure de fournir une réserve.

      Q : Pour la réserve tournante, ce n’est pas judicieux d’intégrer les centrales qui ont un régime très variable comme l’hydro et l’éolien. Qu’en pensez-vous?
      R : Dans un système électrique avec une forte pénétration d’ENR, il devient intéressant d’intégrer ces sources dans les services système. La variabilité des ENR n’est plus un frein car il est possible de prévoir leur disponibilité et de capter le maximum d’énergie disponible. Le Québec, et le Norvège sont des exemples de réussite en ce qui concerne l’hydro. On peut citer pour l’éolien le UK, le Danemark et la France.

      Q : Quels sont les maxima et minima de vitesse de vent dans le site du parc d’éoliennes de Taiba Ndiaye?
      R : Les minima de vitesse de vent sont inférieurs à 5m/s et les maxima sont supérieures à 25 m/s. Les extrema peuvent avoir des probabilités d’occurrence très faibles et ne donnent pas d’indication. Les moyennes de vent dans l’année sont autour de 8m/s.

      Q : Quel est le taux de pénétration des énergies renouvelables dans le réseau de la SENELEC?
      R : Je ne saurai pas répondre avec exactitude à cette question puisque les chiffres ne sont pas disponibles sur les rapports de la Senelec.

      Q : L’éolien « off-shore » est-il plus stable (plus grande régularité des vents), et donc, ne devrait-il pas être privilégié?
      R : L’éolien en mer est plus régulier avec un facteur de capacité plus intéressant. Il présente de belles perspectives mais coute deux fois plus que l’éolien terrestre qui est plus accessible et plus mature.

      Q : Pour l’interconnexion des différentes productions, quelle stratégie est développée pour la synchronisation de fréquence et de tension pour la continuité de service?
      R : A l’échelle de l’Afrique de l’Ouest, les États membre de la CEDEAO ont mis en place le « WAPP » qui est l’espace d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain (EEOA).
      La vision du « WAPP » est d’intégrer les réseaux électriques nationaux dans un marché régional unifié de l’électricité en vue d’assurer, à moyen et long terme, un approvisionnement en énergie électrique régulier, fiable et à un coût compétitif aux populations des Etats membres de la CEDEAO.

      Q : Quels sont les critères de choix des emplacements pour le stockage sur le réseau de distribution conventionnel?
      R : Les critères de choix des emplacements sur le réseau de distribution dépendent des services que le stockage peut offrir et de leur valorisation économique : (levée de contraintes, amélioration de la qualité de l’électricité fournie, réduction des pertes de transport etc).

    • #17911
      Modérateur IFDD
      Modérateur

      Voici les QUESTIONS ET RÉPONSES ADDITIONNELLES apportées par David-Olivier Goulet, Hydro-Québec.

      QUESTION : Ma question concerne les conditions climatiques (ensoleillement, températures) qui sont très contraignantes dans le Nord du Québec, où se situent la plupart des réseaux isolés. Quels impacts pour le déploiement de mini-réseaux solaire+stockage ?
      RÉPONSE D-O GOULET : Effectivement, les conditions climatiques sont un défi de taille pour l’intégration de ces ressources dans le nord du Québec. Pour ce qui est de la température, les nouvelles technologies de stockage (et leur conteneur) permettent d’être utilisées jusqu’à des températures très froide sans perdre, ou presque, d’efficacité. Du côté de l’ensoleillement, pour une période de l’année l’ensoleillement est très présent et pour l’autre il est beaucoup moindre. Avec cette situation, il est donc important d’avoir un mix énergétique plus vaste que simplement du solaire. Présentement ces régions sont alimentées par des centrales au Diesel, donc le couplage avec le solaire peut se faire aisément malgré le faible ensoleillement hivernal puisque les génératrices Diesel ne sont pas affectées par les mêmes contraintes que le solaire. Toutefois, pour arriver à complétement éliminer l’utilisation du Diesel, il faudra avoir un mix énergétique composé non seulement de solaire et de stockage, mais également d’autres sources d’énergies renouvelables (ex : éolien, hydrogène, carburants carboneutre, etc).

      Q : Quelle est la pertinence d’intégrer une source ENR dans un réseau lorsqu’on a des grosses sources de production hydro, sachant que la production hydro est très compétitive sur le plan du tarif et plus stable? Cette question concerne le Québec et plusieurs pays africains.
      R : Si on laisse de côté les réseaux autonomes, le réseau principal d’Hydro-Québec est effectivement alimenté principalement par l’hydro-électricité. Par contre, on observe une diminution très rapide du coût de l’énergie solaire et on observe, ailleurs dans le monde et même un peu ici au Québec, des clients installer du solaire directement chez eux. Le but pour une entreprise comme HQ de lancer des projets de la sorte est d’abord pour nous permettre de comprendre l’impact de ces ressources sur notre réseau de distribution, puisqu’à un moment ou un autre, le taux de pénétration de ces ressources chez les clients augmentera. Avec des projets de la sorte on peut trouver les meilleurs moyens de saisir la valeur que ces technologies peuvent apporter non seulement pour le client mais également pour le réseau.
      De plus, avec les coûts qui ne cessent de diminuer, le solaire pourrait devenir une solution intéressante lorsque des futurs besoin en énergie seront envisagés.

    • #17912
      Modérateur IFDD
      Modérateur

      Et pour continuer, des QUESTIONS ET RÉPONSES ADDITIONNELLES par les différents experts.

      QUESTION : Pour le stockage, sauf erreur de ma part, les panelistes n’ont pas parlé des Station de Transfert d’Energie par pompage (STEP) qui stocke l’énergie par pompage électrique dans une retenue d’eau supérieure et utilise cette eau pour tourner les turbines en période de demande. Que pensez-vous de cette option ?
      AS : Les STEP sont des centrales hydroélectriques. Du point de vue de leur principe de fonctionnement et des services rendus au réseau lors de pointes de consommation, elles peuvent être vue comme un moyen de stocker indirectement l’électricité grace à l’énergie mécanique. Les STEP ne sont pas facilement déployables (différence d’altitude et proximité entre les deux réservoirs, localisation dans les chaines de montagnes).
      DOG : Du côté d’Hydro-Québec, nous avons un vaste parc de centrale hydro-électriques à réservoirs et ces réservoirs servent donc à ‘’stocker’’ l’eau en amont de la centrale, nous n’avons donc pas recours à des STEP. Par contre, la STEP est une autre solution de stockage d’énergie qui, selon la situation, peut être très intéressante.

      Q : Pouvez-vous donner des exemples de pays qui intègrent un grand taux d’énergies variables dans leurs réseaux?
      R : Nous vous recommandons les rapports suivants
      – 9 études de cas (Danemark, Australie, Uruguay, Allemagne, Irlande, Espagne, États-Unis, Inde) https://ieefa.org/ieefa-report-now-nine-case-studies-electricity-markets-leading-transition-wind-solar/ (en anglais)
      – Rapport du Conseil Européen des Régulateurs de l’Energie (CEER) sur la stabilité des réseaux https://www.revolution-energetique.com/les-energies-renouvelables-intermittentes-ne-perturbent-pas-les-reseaux/
      – N’hésitez pas à compléter avec d’autres éléments de réponse

      Q : Est-il déjà possible pour chaque consommateur au Senégal de produire son electricité et de l’injecter sur le reseau? Et au Québec? Dans les autres pays couverts par le PMED?
      AS : Au Sénégal, il est bien possible pour chaque particulier ou industriel d’autoconsomer l’électricité et même vendre le surplus sur le réseau. Pour en savoir plus, je recommande de consulter la « Décision 2018-09 relative aux prix d’achat de l’énergie électrique d’origine renouvelable résultant d’une production pour consommation propre ».
      DOG : Au Québec, c’est possible de le faire. Il y a des règles à suivre pour l’intégration de ces ressources dites ‘’derrière le compteur’’ afin d’assurer que les installations sont conformes à l’encadrement en vigueur (Hydro-Québec demande entre autre des rapports de mise en service effectués par un maître électricien). Les consommateurs peuvent également être compensés pour les kWh injectés sur le réseau.

      Q : Comment les impacts environnementaux et sociaux ont-ils été pris en compte dans vos projets?
      DOG : Pour le projet Mégantic, étant donné la situation énergétique au Québec (99% d’énergie verte), il était primordial que le projet de microréseau n’intègre pas de sources d’énergies non-renouvelables comme on le voit dans plusieurs microréseaux ailleurs dans le monde. Nous avons donc conçu une solution sans source d’énergie non-renouvelable (à terme du projet).
      Du côté social, le projet s’est fait en partenariat avec la communauté dès le départ. La communauté (ville, citoyens, entreprises locales, etc.) a été impliquées et nous a accompagnée tout au long du projet ça été un facteur déterminant dans la réussite du projet. Un projet de la sorte ne peut pas être réussi sans s’assurer qu’il répond aux besoins et attentes de la communauté dans laquelle il s’inscrit.

      Q : Avez-vous fait une analyse du cycle de vie pour évaluer les résultats d’indicateurs environnementaux de vos projets ? (Par ex. : Choix du système de stockage selon les empreintes environnementales des différentes technologies, …) ?
      DOG : Non, ce n’était pas requis dans le cadre de notre projet vu la situation et les objectifs visés par le projet.

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