Villes et énergies renouvelables (SEL 23 et 30 avril 2020)

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    • #14424
      Modérateur IFDD
      Modérateur

      Bonjour,

      Nous insérerons ici les éléments de réponse aux questions qui n’ont pu être traitées en direct lors du séminaire en ligne du 23 avril sur les villes et les énergies renouvelables.

      En attendant, nous vous invitons à consulter les séminaires passés et les fiches PRISME sur les villes.

      Fiches PRISME: la liste des 80 fiches est disponible dans un autre post de ce forum. Les fiches sont disponibles ici (cliquer).

      Séminaires en ligne: voir notamment les séminaires suivants:
      – La transition énergétique en milieu urbain : de la formation à la mise en pratique (cliquer).
      – La transition énergétique en milieu urbain : initiatives à répliquer (cliquer).
      – Et beaucoup d’autres!

      N’hésitez pas à partager vos réflexions!

      À bientôt.

    • #14430
      Modérateur IFDD
      Modérateur

      Bonne nouvelle!
      Le séminaire sera rediffusé le jeudi 30 avril 2020 à 14h GMT/TU.
      Inscription: https://attendee.gotowebinar.com/register/3392103729308687884?source=Academie

      Après cette date, l’enregistrement sera disponible sur Youtube.

      IFDD

    • #14443
      Modérateur IFDD
      Modérateur

      QUESTIONS ET RÉPONSES ADDITIONNELLES (nous rappelons que seules les questions non traitées en direct sont incluses ici; nous ne répétons pas ce qui a été discuté pendant la période de discussion)

      Quels exemples de villes africaines avec
      – valorisation énergétique de déchets urbains?
      – production d’électricité et injection dans le réseau?
      – mobilité « verte »?
      Où trouver l’info?

      Rana : Vous pourrez trouver des exemples sur le site internet de REN21 : http://www.ren21.net/cities

      Comment résoudre le dilemme engendré par la nécessité, pour les bailleurs de fonds, de soumettre des projets de taille importante, et les limites des villes en termes de capacité de gestion de projets, pour lesquelles souvent seuls des petits projets sont possibles?

      Rana : La coopération est essentielle :
      • Les villes peuvent coopérer avec d’autres villes afin d’avoir une demande plus importante : Exemple : Melbourne (Australie) a dirigé un consortium de 14 organisations pour aider à financer la construction d’un parc éolien de 39 turbines à environ 180 kilomètres au nord-ouest du centre ville ; le projet fournit maintenant les hôtels de ville, les agences bancaires et l’éclairage des rues autour de la ville
      • Coopération entre les villes et leurs banlieues, les zones rurales qui les entourent
      • Coopération entre les différents niveaux de gouvernement
      Par ailleurs, en ce qui concerne les accords d’achat d’électricité : de plus en plus de villes dans le monde utilisent des accords d’achat d’électricité pour se procurer de l’électricité renouvelable. Ça peut ainsi bénéficier d’économies d’échelle et de prix de production bas

      Marcienne : Je milite en fait pour investir à booster l’accompagnement du développement urbain en vue d’aller vers des coopérations soutenables. Des personnes à même de faciliter la création des espaces de coopérations soutenables ainsi que les processus qui s’y déroulent. Des facilitateurs urbains pour aider les villes à questionner autant les opportunités, les challenges qu’à refléter leurs propres capacités et capabilités.

      En termes d’accès aux énergies renouvelables, est ce qu’il y a une disparité entre les villes d’Afrique subsaharienne francophone et anglophone ? Si oui, pourquoi?

      Marcienne : Je ne me suis pas vraiment encore intéressée par la question mais les exemples de Capetown et des villes du Nigéria montrent qu’il y’a plus d’avancée dans ces pays. Je peux avancer l’argument du type de partenariat mais surtout du contexte évolutif des énergies renouvelables et du poids de l’investissement privé national.

      Stéphane : Oui et non… pour les questions villes il s’agit plutôt de dynamiques nationales et de dynamiques territoriales… mettre en avant des pays est toujours délicat mais, par exemple, on pourrait parler de l’Afrique du Sud, du Benin ou encore du Maroc et du Sénégal… les choses bougent mais la complémentarité nationale territoire et le dialogue structuré entre les différents échelons reste le point d’entrée pour que les choses bougent. Nos expériences témoignent d’une appétence un peu partout.

      Les villes ou autres collectivités n’ont pas vraiment les compétences techniques requises, en particulier pour l’opération et l’entretien. Il arrive souvent que les installations deviennent défectueuses juste après le début de l’exploitation. On le voit bien avec l’éclairage public. Qui devrait alors se charger de l’opération et l’entretien?

      Marcienne : Difficile d’y répondre car ce sont des contrats et des articles spécifiques définissent les rôles des co-contractants. L’entretien revient au co-contractant désigné comme tel. Ce qui serait intéressant vu que les challenges interviennent juste après la mise en service, il faudrait rajouter une clause d’accompagnement technique minimale d’un an pour permettre une prise en main et un renforcement de capacités des services techniques des villes

      Stéphane : Il faut d’une part accompagner la monte en puissance des gouvernements locaux tout en renforçant le tissu local entrepreneurial avec une approche basée sur la performance. ENERGIES 2050 a mis en place de nombreux cadre de coopérations de ce type. La compréhension de l’organisation ne peut se faire que dans un cadre concerté et transparent.

      Quel pourrait être le rôle des rentes tirées de l’exploitation des énergies non renouvelables (pétrole et gaz par exemple) dans la promotion des énergies renouvelables dans les villes des pays concernés par cette exploitation? Connaissez-vous des exemples où cela est appliqué?

      Marcienne : Au Cameroun, on est dans un système de péréquation, difficile de tracer effectivement. Pas d’exemple en vue et ça m’intéresserait bien de recevoir une réponse plus claire que la mienne.

      Stéphane : Il existe là aussi de nombreuses dynamiques… il y a une foule d’initiatives de sortie des subventions aux énergies fossiles. Sans pouvoir les citer de manière exhaustive on citera la L’initiative mondiale de réforme des subventions avec un axe particulier sur les fossiles pilotée par IISD. ENERGIES 2050 est en train de mettre en place une Task force avec la Suisse sur ces questions spécifiquement sur l’Afrique (déjà plusieurs rapports et réunions à l’occasion des COP). De nombreux pays ont déjà des stratégies. Par contre, il y a encore peu d’expériences où les villes et les territoires exploitent cette transition sauf lorsqu’elle est à l’origine du changement mais la question reste le cadre d’organisation de la collecte des taxes… un sujet qui doit évoluer très vite car fondamental dans les dynamiques à mettre en place.

    • #14444
      Modérateur IFDD
      Modérateur

      QUESTIONS ET RÉPONSES ADDITIONNELLES SPÉCIFIQUES À REN21 (nous rappelons que seules les questions non traitées en direct sont incluses ici; nous ne répétons pas ce qui a été discuté pendant la période de discussion)

      Comment contribuer aux rapports de REN21?
      Rana : Voir le site internet de REN21 : http://www.ren21.net

      Les stats sur les énergies renouvelables (slide 11, REN21) prennent-elles en compte de l’hydroélectricité?
      Rana : Oui, la figure montre que les énergies renouvelables modernes constituent 10,6 % de la demande énergétique finale (2017), incluant 3,6% hydroélectricité. La capacité mondiale totale a augmenté de 8 % en 2018 : capacité totale de 2 378 GW, y compris l’hydroélectricité.

      Avez-vous de l’information sur les emplois générés par les ER dans les villes? Où trouver plus d’information?
      Rana :
      • Au niveau mondial, le nombre d’emplois dans le domaine des énergies renouvelables a augmenté pour atteindre quelque 11 millions en 2018, y compris les emplois dans la recherche et le développement, le développement de projets, la fabrication d’équipements, l’installation, l’exploitation et la maintenance.
      • Il est assez difficile d’obtenir des chiffres sur l’emploi ventilés au niveau des villes. Il n’existe que quelques exemples : Les États-Unis comptaient plus de 320 000 emplois dans le secteur des énergies renouvelables dans 50 villes en 2018, Los Angeles (41 000) et New York (21 000) en tête
      • Les possibilités d’emploi liées aux énergies renouvelables peuvent être importantes : aux États-Unis, on estime que 14 emplois sont créés pour chaque mégawatt de PV solaire distribué installé.

    • #14445
      Modérateur IFDD
      Modérateur

      QUESTIONS ET RÉPONSES ADDITIONNELLES SPÉCIFIQUES À ENERGIES2050 (nous rappelons que seules les questions non traitées en direct sont incluses ici; nous ne répétons pas ce qui a été discuté pendant la période de discussion)

      Pour la mise en place des stratégies territoriales présentées par ENERGIES2050, quelle est l’échelle la plus appropriée entre les communes spécifiques ou bien les regroupements/associations de collectivités?
      Stéphane : Les échelons à prendre en compte dépendent clairement du cadre national. Chaque territoire de compétence peut ainsi mettre en place une stratégie climat-énergie-air-…
      Les points de suspension témoignent de la nature du mandat qui sera opérationnel et des thématiques de compétences.
      Certains pays comme la France Régions/Métropoles/Villes… chaque niveau a des obligations règlementaires de mettre en place des stratégies territoriales.
      On pourrait citer le Maroc, la Tunisie….
      La pratique que nous avons sur les projets d’ENERGIES 2050 est que la capacité de mise en œuvre dépend ensuite très clairement d’un dialogue Gouvernement national-Gouvernements local. Le mandat et les délégations de compétences adossés aux moyens financiers et techniques permettront de traduire la feuille de route en engagements concrets et mesurables.

      Quel mariage est-il possible entre les outils traditionnels de développement local (plans locaux de développement) et les plans climats/énergies pour éviter que les acteurs locaux avec des services pas très spécialisés ne soient noyés par plusieurs outils spécifiques?
      Stéphane : La synergie est fondamentale. Le changement de paradigme dont nous avons parlé ne doit pas empiler des approches mais doit les consolider. Pour ENERGIES 2050, l’angle climat (adaptation et atténuation) est la porte d’entrée. Idéalement avec une forte consistance avec les CDN et autres dynamiques nationales (Plan de développement, Plan émergent…).
      Les outils et approches spécialisées doit s’intégrer dans cette approche systémique. Le reporting doit ensuite être consolidé dans un cadre consistant pour éviter les doublons, le double comptage et autre complexité.
      La force des territoires doit être de pouvoir territorialiser les engagements et dynamiques nationales dans un cadre similaire.

      Où trouver plus de détails sur les activités réalisés dans les villes citées par ENERGIES2050?
      Stéphane : La bibliographie est très dense et malheureusement très éclatée… on citera les portails classiques ONU Habitat, CGLU Afrique, Convention des Maires (mondiale, européenne, Afrique sub-saharienne, Moyen orient), CDP, ICLEI, Comité des Régions, C40… la liste est très longue.
      A cela s’ajoute les « approches thématiques » qui elles-mêmes comportent des plateformes spécialisées Transport, Déchet…..

      Sur quel(s) principe(s) formationnel et fondamental Foumban et Banganté sont classées comme villes 100% renouvelable (diapos de ENERGIES2050)?
      Stéphane : Chaque cadre de reporting prend en compte des indicateurs spécifiques… cela complexifie l’analyse et ENERGIES 2050 plaide pour cette approche systémique nationale-territoires pour justement éviter une foule de problématiques. Ici, il s’agit d’analyse sur l’utilisation principalement d’énergies renouvelables électriques (étude CDP) sachant que l’énergie vient alors du réseau national…
      Cette question est centrale car à terme il faudra / faudrait différencier l’énergie générée par la ville et celle importée/exportée pour avoir une vrai lecture de l’empreinte de la ville.
      Pour ceux qui travaillent sur les données on retrouve cette composante dans les scope de mesures à prendre en compte.

      Pouvez-vous fournir plus d’information sur les meilleures sources de financement provenant de la finance-climat pour les ER dans les villes? Existe-t-il des guichets pour le financement, au-delà de la finance-climat?
      Stéphane : Question très générique… qui demande beaucoup plus de place que quelques lignes…. Financement national, financement dans la cadre de la coopération décentralisée, dans le cadre de projets (bailleurs internationaux, appels d’offres…), mixité de financement public-privé, obligations vertes….
      Il existe des guichets nationaux souvent sectoriels : agriculture, habitat…
      Des modules de formation spécifiques et des options d’accompagnements existent…
      La finance climat est elle aussi multiforme… adaptation, atténuation… avec ou sans conditionnalité… avec actuellement un lien direct avec l’échelon national.

    • #14446
      Modérateur IFDD
      Modérateur

      QUESTIONS ET RÉPONSES ADDITIONNELLES SPÉCIFIQUES À BE2EUP-Cameroun (nous rappelons que seules les questions non traitées en direct sont incluses ici; nous ne répétons pas ce qui a été discuté pendant la période de discussion)

      Au Cameroun, l’énergie hydroélectrique est peu coûteuse. Les ER peuvent-elles vraiment pénétrer dans le marché des villes, puisque celles-ci sont plutôt bien connectées au réseau?
      Marcienne : L’hydroélectricité est considérée comme une énergie renouvelable. Je n’aborderai pas la question d’entrée de jeu en terme de comparaison puisque malgré le potentiel hydroélectrique en cours d’exploitation au Cameroun, les besoins, la qualité du service et la jouissance sont loin d’être garantis à 100% dans les villes non pas à cause de la production mais en majeure partie par la capacité des infrastructures de transport et du réseau unique de distribution encore en développement. Donc on peut s’hasarder à dire que les villes camerounaises sont en sous-investissement en matière d’énergie dans l’ensemble et en matière d’énergie renouvelables en particuliers.
      Pendant le webinaire, les intervenants, y compris moi-même, avons abordé la territorialisation de l’énergie. La demande en énergie est diversifiée dans les villes. De ce fait, chaque demande, induit une réflexion opportune pour explorer quelle énergie renouvelable promouvoir pour y répondre sur le court moyen et long terme ; à un moindre coût sur toute sa chaine de valeur.
      C’est à ce niveau que j’invite à la comparaison. Plusieurs données d’entrées peuvent être développés par axes [sans oublier que chaque axe a/aura une valeur pécuniaire à lui attribuer] : sécurité énergétique, efficacité énergétique, sobriété énergétique, potentiel de mix énergétique, qualité du service, impact environnementaux, etc. ; en plus des coûts de production, de maintenance, de rentabilité, etc…. Sur cette base, on peut arriver à des coûts d’opportunités objectifs à comparer pour chaque énergie.

      Mon intervention s’oriente sur les difficultés de Eneo à résoudre le problème de demande en électricité au Cameroun. Cela ne devrait-il pas représenter une opportunité pour développer le secteur des énergies renouvelables, notamment par un partenariat avec des petites unités de production ?
      Marcienne : Oui je partage cet avis en totalité et c’est un des leviers à portée de mains qu’ont les villes pour aller vers l’innovation. Par contre, j’aimerais nuancer le mot partenariat qui est très englobant et qui parfois ne repose que sur un MOU. Les partenariats doivent être l’une des externalités de la démarche visant à comprendre la complexité de la dynamique de la demande, de l’offre, des investissements, etc en matière d’énergie dans un territoire urbain pour explorer toutes les niches d’opportunités possibles. Quelles interrelations, influences, connectivités, conflits, opportunités etc. ; entre les énergies dans un territoire urbain et les autres systèmes de la ville? Il est plus que jamais avant-gardiste pour les villes Camerounaises, d’avoir des Pools « Recherches et développements » pour aller vers des coopérations soutenables.

      Le foisonnement d’opération d’aménagement tout azimut est une situation qui pourrait conduire à un de ces exemples de coopération/partenariat à développer par les villes, c’est celui entre les promoteurs immobiliers et les services de délivrance des actes d’urbanismes pour imaginer ensemble l’opportunité, d’inclure des objectifs énergétiques avant la signature de ces derniers. Ceci reviendrait à répondre à la question quelle opportunité pour les énergies renouvelables y compris de cuisson dans un R+10 à vocation habitat collectif, quels bénéfices d’être en autonomie énergétique et aller vers les smart-grids sur un rayon de x.km?

      Y-a-t-il des expériences de production et usage de charbon vert, ou biocharbon ou encore charbon ecolo, issu des déchets organiques, au Cameroun? Est-ce approprié pour les villes?
      Marcienne : https://www.facebook.com/Kemit.Ecology/?fref=ts
      Les usages du charbon vert sont multiples y compris cosmétiques et sont appropriés pour les utilisateurs urbains. Cependant, comment s’insère leurs produits par exemple « charbon écolo pour la cuisson dans un immeuble, dans un pâté de maison d’une part et, d’autre part, quels sont les impacts environnementaux positifs et négatifs si l’usine de production est implantée en milieu urbain.
      Ça en appelle à une nouvelle forme de besoins auxquels répondre dans l’architecture et le bâtiment urbain d’une part et possiblement à une différenciation des usages dépendamment de si l’on se trouve dans un bidonville ou dans un quartier moyen ou haut standing. Une réflexion, si vous habitiez bastos à Yaoundé ou Bonanjo à Douala dans un immeuble collectif, utiliseriez-vous le charbon écolo pour la cuisson? Ou encore dans ce qui est communément appelé au Cameroun les « camps sics »?

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